
Laure – L’amie fidèle
Il y a des personnages qui ne brillent pas par des éclats spectaculaires mais par la constance de leur présence. Laure est de ceux-là. Elle est ce fil discret qui relie Christie à la vie ordinaire, ce souffle de tendresse qui permet d’affronter les épreuves.
Quand Christie vacille dans ses incertitudes ou se perd dans les souvenirs de la chapelle, Laure est là. Elle ne donne pas de grands conseils, elle ne fait pas de discours. Elle se contente d’être, d’écouter, de sourire. Son rôle ressemble à celui de ces anges anonymes « qui ne volent pas dans les cieux, mais qui poussent dans les recoins oubliés de nos vies ».
Laure apporte au récit la chaleur simple des amitiés vraies. Elle est celle qui, par un mot, un rire, un geste, ramène Christie sur terre quand les songes l’emportent trop loin.
Avec elle, la maison retrouve de la lumière. Une tasse de café partagée, une promenade improvisée, un silence habité deviennent autant de petites résistances contre la solitude.
On devine chez elle une force intérieure tranquille. Elle sait que les blessures existent, que la mémoire est lourde parfois, mais elle ne dramatise pas. Laure croit que l’espérance se cache dans la fidélité du quotidien : revenir, rester, accompagner.
Elle n’est pas seulement une amie, elle est un repère. Dans la vie de Christie, où tout semble fragile — les souvenirs, la chapelle, les liens familiaux — Laure se tient droite, comme une lampe douce dans la nuit.
Sa voix n’élève jamais le ton, mais ses paroles pèsent de vérité. C’est pourquoi Christie s’y appuie, parfois sans même s’en rendre compte.
On pourrait dire que Laure incarne la grâce de la simplicité. Elle ne cherche pas à être héroïque, mais elle prouve, jour après jour, que l’amitié peut être une vocation. Dans l’ombre de la chapelle, dans la poussière des pierres ou la lumière d’un soir, Laure rappelle à Christie que rien n’est jamais complètement perdu tant qu’une main amie demeure tendue.
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