
Interview fictive : Christie interroge Laure
La scène se passe dans la cuisine claire de Laure. Une tasse de thé fume sur la table, les rideaux dansent doucement avec le vent. Christie a pris un carnet. Elle sourit, un peu gênée, comme si elle voulait faire un jeu. Laure accepte, amusée.
Christie : Laure, si je t’interviewais comme dans un vrai journal, je te demanderais d’abord… qui es-tu ?
Laure : (elle rit doucement) Qui je suis ? Une amie. Rien de plus, rien de moins. Je suis celle qui reste quand les autres partent.
Christie : Tu as toujours été là, même quand je me perdais dans mes histoires, mes silences… Pourquoi ?
Laure : Parce que l’amitié, c’est comme une petite chapelle intérieure. On ne l’abandonne pas quand les murs se fissurent. On y allume une bougie, on attend que la lumière revienne.
Christie : Et quand tu doutes, toi ? Quand tu es triste ?
Laure : Alors je viens te voir. Ou bien je marche dans les champs. Je me rappelle que la terre respire toujours, même si nous on manque d’air.
Christie : Tu crois que l’espérance tient à quoi ?
Laure : À la fidélité. Pas aux grands gestes, pas aux promesses. À ce qu’on fait sans bruit. Préparer un café, écouter sans juger, poser une main sur l’épaule. Les choses simples.
Christie : Et si je t’avais perdue en route ?
Laure : (elle serre sa main) Tu ne m’aurais jamais perdue. Parce qu’on ne perd pas vraiment ceux qui ont choisi de rester.
Christie : Qu’est-ce que tu penses de la chapelle ?
Laure : Elle est comme toi. Blessée mais debout. Fatiguée mais habitée. Elle me touche, parce qu’elle raconte ce que nous sommes : des êtres cabossés, mais porteurs de ciel.
Christie : Tu m’as souvent donné le courage d’avancer… Tu sais ?
Laure : Et toi, tu m’as donné le courage de rêver. C’est pour ça qu’on est amies. On se prête nos forces, comme on se prête une veste quand il fait froid.
Christie repose son carnet. Le jeu est fini. Mais dans ce dialogue léger, elle sait qu’elle a entendu une vérité qu’elle n’oubliera pas.
Ajouter un commentaire
Commentaires